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Halloween : quelle réponse donner à nos enfants ?

Halloween : quelle réponse donner aux enfants ? | CLC Canada
Halloween : 3 réponses possibles. Illustration violette avec citrouilles et décorations d’Halloween.

CLC CANADA · FOI ET FAMILLE

Halloween : quelle réponse donner à nos enfants ?

« Maman, papa, en quoi est-ce que je vais me déguiser ? »

Depuis deux semaines, votre enfant remarque que son école change de décor. Des citrouilles apparaissent aux fenêtres. Des toiles d’araignée recouvrent les portes. Dans le quartier et les magasins, c’est pareil. Pour une fois, les araignées ont droit à leur décoration intérieure.

Dans l’autobus, à la récréation, avec les enseignants ou les éducatrices, une question revient : « En quoi vas-tu te déguiser pour l’Halloween ? »

Il hésite, avale sa salive, se gratte la tête. Il ne sait pas quoi répondre.

Alors, au souper, entre deux bouchées, il vous pose la question : « Maman, papa, en quoi est-ce que je vais me déguiser cette année ? »

Vous ouvrez de grands yeux et répondez : « Comment ? Tu veux dégriser l’âne ? »

La diversion vous fait gagner quelques secondes. Mais votre enfant attend toujours sa réponse. Vous avez beau avoir déguisé la question, elle revient à la table.

Vous aimeriez lui donner une réponse claire. Mais entre les avertissements entendus à l’église, les souvenirs de votre enfance et les opinions lues sur Internet, vous hésitez.

Cette hésitation mérite mieux qu’une réponse donnée sous pression. Prendre un peu de recul pour mieux comprendre permet de transmettre aux enfants une foi qu’ils pourront saisir, puis apprendre à vivre eux-mêmes.

Discerner ce que nous faisons réellement

La Bible ne mentionne pas explicitement Halloween, pas plus que l’intelligence artificielle. Elle nous donne toutefois des principes qui éclairent nos pratiques.

Ces principes peuvent conduire à trois positions. Certains participent à l’Halloween sans y voir de mal. D’autres s’en abstiennent complètement. D’autres encore choisissent les activités auxquelles ils participeront et celles qu’ils laisseront de côté.

Quelle que soit la position adoptée, les Écritures devraient nourrir les convictions qui la soutiennent, et l’éthique chrétienne devrait guider nos actions.

Halloween : une histoire à comprendre

Les origines les plus souvent évoquées d’Halloween remontent à environ 2 000 à 2 500 ans. À cette époque, les Celtes des îles britanniques célébraient Samain, ou Samhain, pour marquer la fin de la saison des récoltes et l’entrée dans l’hiver.

Selon les croyances associées à cette fête, les esprits des morts visitaient les vivants pendant cette nuit de transition.

Les déguisements auraient ainsi servi à effrayer, à tromper ou à éloigner ces esprits. Les feux et les bougies devaient les guider pour qu’ils retrouvent leur chemin. Quant aux offrandes déposées devant les portes, elles visaient à les apaiser.

Si le voyage dans le temps était possible, nous n’aurions probablement pas besoin de capteurs d’activité électrodermale pour constater que la nuit de Samain était drôlement terrifiante pour les Celtes. Les mains moites auraient fait la démonstration.

Ce que disent les Écritures

Affirmer que « la Bible dit de ne pas fêter l’Halloween » demande quelques nuances.

Ceux qui tranchent directement la question de cette façon s’appuient souvent sur Deutéronome 18.10-12 :

« On ne trouvera chez toi personne qui fasse passer son fils ou sa fille par le feu, personne qui scrute les présages, ou pratique astrologie, incantation, enchantement, personne qui use de magie, interroge les spectres et les esprits, ou consulte les morts. Car quiconque fait cela est en abomination pour le Seigneur, et c’est à cause de telles abominations que le Seigneur ton Dieu dépossède les nations devant toi. »

Une devise bien connue, attribuée à Thomas Campbell, dit ceci : « Là où la Bible parle, nous parlons ; là où la Bible est silencieuse, nous sommes silencieux. »

Toutefois, les enseignements bibliques peuvent aussi éclairer des situations qui ne sont pas nommées explicitement dans le texte. Il faut donc tenir compte de leurs implications et des nuances qu’ils apportent. Sans cette attention, nous risquons de nous enfermer dans une attitude sectaire où un point de vue devient rapidement le seul point de vue acceptable.

Voici quelques principes bibliques qui peuvent nous aider à discerner notre attitude envers l’Halloween :

  • La conscience, comme en Romains 9.1 : « Je dis la vérité en Christ, je ne mens point, ma conscience m’en rend témoignage par le Saint-Esprit. »
  • La gloire de Dieu, comme en 1 Corinthiens 10.31 : « Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, soit que vous fassiez quelque autre chose, faites tout pour la gloire de Dieu. »
  • La conviction, comme en Romains 14.23 : « Mais celui qui a des doutes au sujet de ce qu’il mange est condamné, parce qu’il n’agit pas par conviction. Tout ce qui n’est pas le produit d’une conviction est péché. »
  • L’amour du prochain, comme en Romains 14.20-21 : « Pour un aliment, ne détruis pas l’œuvre de Dieu. À la vérité toutes choses sont pures ; mais il est mal à l’homme, quand il mange, de devenir une pierre d’achoppement. Il est bien de ne pas manger de viande, de ne pas boire de vin, et de s’abstenir de ce qui peut être pour ton frère une occasion de chute, de scandale ou de faiblesse. »

À ces principes s’ajoutent certains fondements de l’éthique chrétienne qui peuvent aider le croyant à adopter une position éclairée par la foi.

Une éthique chrétienne pour guider nos actions

Si l’éthique chrétienne se résumait à « ils ne sont pas du monde » (Jean 17.16), l’Halloween et les autres sujets comportant des zones grises recevraient peut-être une seule réponse.

Mais l’éthique chrétienne tient aussi compte de ces paroles :

  • « Je ne te prie pas de les ôter du monde, mais de les préserver du mal. » — Jean 17.15
  • « Comme tu m’as envoyé dans le monde, je les ai aussi envoyés dans le monde. » — Jean 17.18
  • « Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel perd sa saveur, avec quoi la lui rendra-t-on ? Il ne sert plus qu’à être jeté dehors, et foulé aux pieds par les hommes. » — Matthieu 5.13
  • « Nous faisons donc les fonctions d’ambassadeurs pour Christ, comme si Dieu exhortait par nous ; nous vous en supplions au nom de Christ : Soyez réconciliés avec Dieu ! » — 2 Corinthiens 5.20

Toute la Bible nous invite à réfléchir à notre manière de ressembler à Dieu et de le représenter.

Comment le Christ peut-il rejoindre aujourd’hui un Zachée ou une Samaritaine par l’Église ? Dans ces deux rencontres, Jésus s’est approché et a engagé le dialogue.

Comment les habitants d’Éphèse auraient-ils abandonné leurs pratiques magiques au point de brûler des livres d’une grande valeur si Paul ne les avait pas rejoints pour dialoguer et prêcher ?

Les principes de l’éthique chrétienne favorisent également un discernement éclairé. En voici quelques-uns :

  • Le Christ comme norme : sa vie, ses paroles et ses actions constituent notre référence pour toute la vie chrétienne.
  • L’appel à la liberté et à la responsabilité : toutes deux doivent s’exercer dans l’amour et la vérité.
  • Le recours aux vertus : les vertus cardinales — prudence, justice, force d’âme et tempérance — et les vertus théologales — foi, espérance et charité — guident et soutiennent nos actions quotidiennes.

Répondre à son enfant

Une maman ou un papa qui prend du recul, en tenant compte des principes bibliques et de l’éthique chrétienne, peut arriver à trois réponses différentes, chacune s’appuyant sur les convictions présentées ci-dessous.

Un non catégorique

Certains viennent d’une culture où l’Halloween n’est pas célébrée. D’autres ont un arrière-plan marqué par l’influence néfaste du monde des ténèbres ou ont eux-mêmes pratiqué l’occultisme. D’autres encore voient dans les valeurs associées à l’Halloween une opposition aux valeurs de leur foi, qui célèbre la vie.

Leur position s’appuie notamment sur Malachie 3.18 :

« Et vous verrez de nouveau la différence entre le juste et le méchant, entre celui qui sert Dieu et celui qui ne le sert pas. »

Pour eux, cette différence s’exprime par le choix de ne pas participer.

Un oui sans y voir de mal

D’autres voient surtout, ou uniquement, la dimension culturelle de l’Halloween. Pour eux, la fête n’est pas intrinsèquement mauvaise.

Leur raisonnement repose sur cette distinction : manger une viande sacrifiée à une idole ne constitue pas en soi un acte d’idolâtrie ; la sacrifier à cette idole, oui.

Ils distinguent donc la participation à une activité culturelle de la participation à un acte religieux ou occulte.

Une voie médiane

Certains choisissent de participer à leur façon. Ils proposent à leurs enfants des costumes qui correspondent à leurs valeurs. D’autres remplacent l’Halloween par une autre fête, à l’église, à la maison ou ailleurs.

Leur position peut se résumer ainsi : « Je ne suis pas du monde, mais le Christ m’envoie dans le monde pour y être lumière. »

Ils cherchent donc une façon de vivre cette journée qui s’accorde avec leur foi, sans nécessairement choisir entre tout accepter et tout refuser.

Une réponse donnée avec douceur et vérité

« Maman, papa, en quoi est-ce que je vais me déguiser ? »

Quelle que soit votre position, assurez-vous de pouvoir l’expliquer avec douceur et vérité. Une conviction solide peut se transmettre sans monter le malaise.

La responsabilité de prendre cette décision repose sur les adultes de la famille. Les enfants n’ont pas à porter le poids de nos débats.

Avec un tout-petit, quelques mots concrets suffisent. Avec un enfant du primaire, expliquez davantage vos choix. Avec un préadolescent, laissez une place aux objections et discutez de la pression du groupe.

Sa déception ne signifie pas qu’il rejette Dieu. Elle peut simplement exprimer le chagrin de manquer un moment avec ses amis. Accueillir ce sentiment fait partie de la responsabilité parentale.

Avec l’école, une conversation préalable sera souvent plus utile qu’une réaction de dernière minute. Informez-vous du programme exact. Si une activité vous pose problème, expliquez votre demande et cherchez une solution respectueuse. Votre enfant n’a pas à défendre seul votre position devant sa classe.

Il a besoin de votre présence, de votre écoute et d’une foi éclairée. Le Seigneur connaît votre désir de le conduire vers lui. Demandez-lui sa sagesse. Il vous est permis d’apprendre en chemin.

Alors, qu’allez-vous répondre à votre enfant ?

Pour poursuivre votre réflexion

Voici des ressources de notre catalogue pour examiner l’Halloween, exercer votre discernement et accompagner les questions de vos enfants.

Couverture de Halloween, que devrait faire un chrétien ?

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Steve Russo

Des repères bibliques et pratiques pour réfléchir à l’Halloween. Steve Russo aborde les traditions de la fête, ses liens avec l’occultisme et des activités de rechange à envisager en famille.

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Couverture de L’art du discernement

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Hannah Anderson

Un livre pour apprendre à reconnaître ce qui est bon et à prendre des décisions avec sagesse. Une lecture pour approfondir la place du discernement dans la vie chrétienne quotidienne.

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Couverture de Zoé cherche un refuge  - quand tu as peur

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Zoé, une petite souris, s’inquiète de sa prochaine sortie scolaire. Ce récit illustré invite les enfants à parler de leurs peurs et à demander l’aide de Dieu. Il comprend aussi des conseils pour les parents.

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Bonne nuit, mon Dieu

Pour les 2 à 4 ans

Neuf histoires bibliques courtes à lire avant le dodo. Un album pour instaurer un moment de lecture et parler de Dieu avec les tout-petits.

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